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Quelle place pour l’IA dans l’exercice des mandats de représentation du personnel ?
Quelle place pour l’IA dans les formations et expertises pour les élus de CSE ?
Que propose ACCES comme prestation intégrant de l’IA ?
Votre avis compte pour nous : un très rapide questionnaire après moins de 5 minutes de lecture !
Notre postulat (repris dans le Règlement européen IA ACT de 2024) : dans les relations humaines, l’IA doit rester à sa place d’outil au service des élus pour les salariés, au service et sous le contrôle des humains pour d’autres humains.
On a besoin de l’humain pour dépasser l’analyse et comprendre, interpréter les questions, problématiques posées par les salariés dans un contexte relationnel essentiel qui échappe à l’IA, outil mathématique, statistique, algorithmique.
On n’a surtout pas besoin de l’IA pour remplacer l’humain … car l’IA ne le peut tout simplement pas !
Chez ACCES, nous nous sommes formés sur les enjeux de l’IA, ses intérêts, ses avantages et inconvénients. Nous ne l’utilisons pas au quotidien mais le plus sobrement et de la manière la plus sécurisée possible.
Et c’est parce que nous en comprenons les forces et les limites que nous souhaitons échanger sur le sujet avec vous.
Apprendre à comprendre l’IA pour la contrôler en milieu humain, tel est le défi des élus de CSE.
Les limites des lA
Les grands modèles de langage (dits « LLM ») tels que Chat GPT, Claude ou Mistral Vibe (anciennement « Le Chat ») sont capables de traiter et de restituer une quantité d’informations considérable en quelques secondes. Mais ces systèmes ne s’appuient que sur du texte, ont accès à un canal d’informations humainement trop pauvre pour bien comprendre le monde, les relations interpersonnelles, les informations sensorielles, physiques. Ils donnent l’ILLUSION de comprendre le réel, avec des généralisations qui comporteront toujours des biais et hallucinations.
En complément des LLM, le monde professionnel intègre de plus en plus des « agents IA », solutions vendues comme étant autonomes, capables de prendre la main sur les données de toute ou partie de son outil de travail qu’on lui offre à « manger », et présentés comme la solution idéale aux tâches « ingrates »…
Ce n’est pas qu’une question de sécurité oh combien importante sur l’accès et la fuite des données occasionnés par l’utilisation de l’IA, qui reste un outil numérique faillible, qui est en jeu.
Ce n’est pas qu’une question d’éthique que la norme ISO 42001 se propose de régler en établissant un cadre qui permet soi-disant de prouver que le développement de l’IA est effectué de manière éthique et responsable (impossible en réalité quand on remonte la chaîne de l’entrainement originel de l’IA qui exploite des « travailleurs » sous-payés, et quand on mesure l’énergie consommée…).
Non, c’est une question d’utilité, de sens donné à l’outil technologique lui-même qui doit aussi être posée : certes, les fabuleuses capacités de calcul de l’IA permettent de « gagner » un temps fou dans l’analyse, la rédaction « brute » mais rappelez-vous : « tout seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin » (proverbe africain).
A quoi servent les formateurs, formatrices et experts humains ?
L’IA ne peut répondre à des questions que vous ne vous posez pas !
Les formations, les informations transmises par vos juristes ACCES formateurs et consultants experts, vous aident dans la compréhension des problématiques auxquelles vous êtes confrontés et dans la formulation de vos propos dans vos relations avec les salariés, les directions, les fournisseurs, les prestataires, et entre élus…
Vous avez besoin d’échanges avec des experts pour comprendre, analyser, interpréter, poser les bonnes questions, chercher les réponses, identifier les engagements à faire prendre par votre direction, les garanties à négocier en anticipant l’avenir qui n’est pas et ne sera jamais écrit (heureusement !).
Vous avez besoin de formations dont vous êtes actrices et acteurs avec un formateur ou une formatrice professionnel.le, expert.e des relations sociales qui saura construire un programme personnalisé, s’adapter au niveau de connaissance et d’expérience des élu.e.s pour faire progresser le groupe les un.e.s enrichissant les autres de leur vécu ou de leur regard neuf.
Vous avez besoin d’apprendre à comprendre, afin d’être en capacité de contrôler, vérifier, juger, adapter au contexte humain jamais totalement prédictible.
Vous avez besoin d’apprendre à mobiliser des savoirs parfois complexes dans des situations inédites non modélisables car liées aux interactions humaines.
Oui l’IA peut aider à gagner du temps sur de la recherche brute d’informations … à condition que la base de données soit fiable… et à condition de maîtriser les limites d’un outil programmé pour répondre « quoi qu’il en coûte » aux questions posées, pour satisfaire son utilisateur quitte à produire des « hallucinations » par des raccourcis de raisonnement, des « biais » inhérents à la programmation de l’outil.
Elle peut bien sûr aider à améliorer la rédaction d’un courrier, d’un mail à adresser à la direction, d’une communication destinée aux salariés.
Mais elle ne peut pas remplacer l’expérience humaine d’un expert des relations sociales connaissant l’historique de l’entreprise, des évènements plus ou moins récents qui expliquent le présent, les pratiques, les usages, les particularités du secteur d’activité, les évolutions de l’organisation, de la gouvernance de l’entreprise, les personnalités des dirigeants et des partenaires sociaux, les profils des salariés… Elle ne peut pas remplacer la sensibilité humaine intrinsèque à l’exercice du mandat de représentant du personnel.
Elle ne perçoit pas ce qui se joue entre les lignes dans une négociation, les tactiques et stratégies lors des consultations, elle ne ressent pas le climat social d’un site.
Tout n’est pas écrit dans la vie au travail, tout n’est pas analysable par un outil !
L’IA est utile pour la forme mais doit être maniée avec précaution sur le fond avec les risques importants d’erreur qu’elle comporte !
L’IA a comme défaut fondamental la mission qui lui est donnée : l’obligation de répondre à la question, au problème posé. Elle ira donc chercher une réponse dont elle ne dispose pas, y compris en inventant une solution de toute pièce, sans fondement… D’où les « hallucinations » toujours présentes quel que soit le modèle !
L’IA est également remplie de complaisance algorithmique, programmée pour ne jamais remettre en cause votre opinion, empêchant ainsi toute réflexion cognitive et renforçant ainsi certains biais.
L’IA doit donc rester un outil à manier avec précautions, et doit être encadré, contrôlé, sécurisé au service et non en remplacement de l’intelligence humaine.
Et Guidy, l’assistant virtuel intelligent de la BAO, dans tout ça ?
Guidy, c’est notre façon concrète d’expérimenter cette approche avec vous. Un assistant virtuel, mis à disposition de tous les abonnés COACH ACCES ou PRIM ACCES — encadré, limité dans ses fonctions, adossé à des contenus fiables — pas une promesse de remplacer l’expertise humaine, mais un premier pas pour y accéder plus facilement, à tout moment.
Nous avons besoin de vos retours pour faire évoluer cet outil. Quelques minutes suffisent :
Merci pour votre contribution — c’est ensemble qu’on ira plus loin. 😉
